La cartographie se démocratise et devient, grâce à des solutions en ligne, accessible à tout un chacun. Il est loin le temps des systèmes d’information géographiques (SIG) mastodontes, développés spécifiquement pour une entreprise ou une administration. Il est possible aujourd’hui de composer sa propre solution cartographique basée sur des données internes ou tierces, et répondre rapidement aux enjeux de son activité. Encore faut-il se poser les bonnes questions avant d’intégrer une solution de webmapping. Dans ce travail nous considérons une étude comparative entres les différentes solutions S.I.G (Systèmes d’Information Géographique) proposées sur le web afin de faire des recommandations par rapport aux choix à privilégier. Cela nous permettra de voir Jusqu’à quel niveau les solutions ‘gratuites’ peuvent concurrencer les solutions commerciales

  • Une évolution récente

Revenons aux bases. Un SIG est un logiciel (ou un ensemble de logiciels) permettant de représenter et de travailler avec des données liées à des coordonnées géographiques. Dans une acception plus large, les SIG au sens applicatif accompagnent aujourd’hui notre quotidien, tel Google Maps par exemple. En parallèle, des SIG plus légers se développent. On parle alors de webmapping, lequel propose des fonds de cartes et des API destinées aux développeurs, permettant de localiser et d’interroger des événements en fonction de leur localisation.

En offrant des possibilités d’affichage et de visualisation de la donnée riches et facilement compréhensibles, ne nécessitant plus de forte culture géomatique pour les comprendre et les exploiter, les SIG viennent compléter par leurs capacités d’analyse la force de la datavisualisation, au service de chacun.

  • Le webmapping offre une multitude de cas d’applications

C’est ainsi que les applications de webmapping répondent à une très grande variété de besoins, qu’ils s’adressent au grand public sous la forme d’applications mobiles dans une logique de loisir (itinéraires, lieux à découvrir…) ou aux entreprises pour leurs besoins d’analyse et de compréhension de leurs processus.

Avec l’essor des plateformes collaboratives (comme AirBnB) et des open data, l’analyse approfondie des données spatiales fournies par l’utilisateur de la plateforme permet de faire ressortir des incohérences via la datavisualisation. Une localisation erronée du bien par exemple ne saute évidemment pas aux yeux au sein d’une base de données.

Dans les domaines du transport et du fret, ces applications légères permettent de faciliter la coordination des transporteurs et surtout d’anticiper sur l’annonce d’événements dont l’imprévisibilité peut coûter cher à l’entreprise.

Bref, il ne s’agit donc plus de s’équiper d’un SIG global, composé de lourds moyens matériels, humains et organisationnels, mais bien d’exploiter l’essentiel de la technologie aujourd’hui largement disponible pour ses besoins métiers. En d’autres termes, savoir croiser efficacement ses données avec un service web.

  • Les bonnes questions à se poser avant de choisir une solution

S’il existe pléthore de solutions en ligne, toutes ne répondent pas aux mêmes besoins et encore moins aux mêmes cibles. C’est pourquoi, avant d’entrer dans les détails techniques, il reste essentiel de débuter par quelques questions d’importance, afin d’orienter son choix dans le bon sens :

  • A qui sera destinée ma solution de cartographie ? Est-elle réservée à mes collaborateurs en interne ou à destination du grand public ?
  • Quel usage je souhaite en faire ? La solution doit-elle afficher mes données ? Doit-elle me permettre d’analyser mes données et les recouper ? Doit-elle fournir des alertes ?
  • De quelle façon mes données seront-elles produites ? S’agit-il de récupérer des informations en temps réel ou de manière asynchrone ?
  • Dans quelle mesure ces données ainsi exploitées doivent-elles être partagées ? Ces quelques questions, et surtout les réponses qui y seront apportées,  permettront de faire un premier tri.

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