Où en est-on en Afrique?

L’open data ou données ouvertes sont des données numériques dont l’accès et l’usage sont laissés libres aux usagers. Elles peuvent être d’origine publique ou privée, produites notamment par une collectivité, un service public, un collectif citoyen ou une entreprise. Elles sont diffusées de manière structurée selon une méthode et une licence ouverte garantissant leur libre accès et leur réutilisation par tous, sans restriction technique, juridique ou financière.

L’ouverture des données (open data) est à la fois un mouvement, une philosophie d’accès à l’information, une politique publique et une pratique de publication de données librement accessibles et exploitables.

Elle s’inscrit dans une tendance qui considère l’information publique comme un bien commun (tel que défini par Elinor Ostrom) dont la diffusion est d’intérêt public et général.

Certains pays ont été pionniers, dont les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Australie et le Canada puis la France1. Le mouvement s’est étendu notamment sous l’impulsion d’ONG comme l’Open Knowledge Foundation (OKFN) et le Partenariat pour un gouvernement ouvert (PGO).

Sous l’impulsion de la Banque Africaine de Développement (BAD) avec le projet « Autoroute de l’information », ou par des organismes privés, telle la World Wide Web Foundation, les initiatives se multiplient. Déjà un premier portail en mai 2011 avec le Maroc. Puis le Kenya, le Ghana ont succédé. D’autres pays, comme le Burkina Faso, premier chez les pays francophones, le Bénin, le Sénégal  ou le Sierra Leone suivent.

Même si La plupart des pays ont encore beaucoup de chemin à faire pour rendre leurs statistiques disponibles, l’Afrique rejoint le mouvement Open Data avec l’ouverture des données des ministères, des banques centrales, des bureaux nationaux, des statistiques, etc. issues des 54 pays du continent.

Au delà des initiatives nationales, il existe un pléthore d’organismes privés et internationaux qui continuent à la démocratisation des données sur le continent Africain.

OpenAfrica: La plus grande plate-forme de données ouvertes à base de volontaires d’Afrique.

Healthsites un espace de données ouvert avec les données des établissements de santé avec OpenStreetMap. Il centralise des données sur la localisation des établissements de santé

FAOStat pour les données agraires

HDX pour tout ce qui est  de l’ordre des données humanitaires

Opendatasoft

Datatranssport Portail de données Communautaire Ouvert dédié aux Transports et à la Mobilité en Afrique de L’Ouest.

Ce sont de bons exemples, mais la plupart des sites Web statistiques officiels que j’ai explorés présentaient un ou plusieurs des problèmes suivants: ils étaient très obsolètes ou ne disposaient pas de données téléchargeables, ou les données disponibles pour le téléchargement étaient uniquement au format PDF. De plus, la plupart des sites ne publient pas leurs conditions d’utilisation. Si elles le font, elles sont restrictives et indiquent souvent que les données sont protégées par le droit d’auteur.