Apport de la télédétection spatiale pour l’étude multiscalaire des interactions climat-surface en Afrique 

GeoAfrica a pour objectif de faire un état des lieux des usages des technologies satellitaires dans le développement et l’analyse des agricultures africaines, afin de mieux cerner les difficultés actuelles, identifier les contraintes sur lesquelles la recherche et le partenariat peuvent avoir un effet, et imaginer les actions nécessaires pour lever ces contraintes à court et moyen termes. L’ensemble du continent africain sera traité, avec un focus sur l’Afrique de l’Ouest.

Les forêts du Bassin du Congo représentent 22% du couvert forestier mondial avec jusqu’à ce jour un faible taux de déforestation. Les pays d’Afrique de l’Ouest quant à eux, ont vu leur couvert forestier diminuer de 20% entre 2000 et 2010.

Une bonne prise en compte de ces évolutions constitue un prérequis à la mise en œuvre et au suivi des politiques de préservation des ressources naturelles et de planification des usages des terres agricoles et pastorales. Le suivi des dynamiques de ces territoires constitue par ailleurs un axe primordial dans la lutte contre le changement climatique.

L’observation de la Terre par satellite est reconnue comme un outil indispensable pour mesurer et suivre l’évolution de l’occupation des sols, notamment le couvert forestier ou les terres agricoles, ainsi que pour contrôler la mise en œuvre et le respect des politiques d’aménagement. Associées à des données thématiques complémentaires (pédologie, biodiversité, socio-économie, climat, etc.), les images satellitaires sont à la base de nombreuses applications pour l’agriculture, le foncier, l’élevage, la gestion des ressources en eau ou l’aménagement du territoire.

Ces dernières années ont vu en Afrique une réelle émergence de l’expertise locale dans le domaine de la télédétection. Néanmoins, le besoin de structuration et de renforcement de capacités reste important, afin de garantir une bonne appropriation par les équipes nationales de ces nouvelles technologies.